Un verdict historique à Los Angeles a remis en question la protection dont bénéficiaient jusqu'alors les plateformes numériques en vertu de la Section 230. Meta (pour Instagram) et Google (pour YouTube) ont été reconnus coupables de négligence et de conception défectueuse de produit dans une affaire portée par une plaignante de 20 ans, Kaley G.M., qui a commencé à utiliser ces plateformes dès son jeune âge. Le jury a estimé que des fonctionnalités courantes des réseaux sociaux, telles que le défilement infini, la lecture automatique et les algorithmes de recommandation, constituaient un « engineering of addiction ».
Cette décision marque un tournant, car elle établit une distinction cruciale : la Section 230 ne protège pas les plateformes si elles sont délibérément conçues pour rendre les utilisateurs dépendants. Bien que les dommages accordés (6 millions de dollars) soient minimes pour des géants comme Meta et Google, cette jurisprudence ouvre la voie à plus de 2000 procès similaires en attente. En parallèle, une amende de 375 millions de dollars a été infligée à Meta dans une affaire distincte d'exploitation d'enfants au Nouveau-Mexique, soulignant la pression croissante sur les plateformes. Le World Happiness Report 2026 vient renforcer ces préoccupations, confirmant que les fils d'actualité algorithmiques sont plus néfastes pour la santé mentale, en particulier chez les adolescentes.