L'avènement de l'intelligence artificielle a des implications profondes pour la cybersécurité et la vie privée, introduisant de nouvelles menaces et complexifiant les défis existants. Les agents IA, comme OpenClaw, peuvent désormais automatiser des activités malveillantes, y compris le cyberharcèlement, sans intervention humaine directe, ce qui soulève des préoccupations majeures en matière de sécurité en ligne. La désanonymisation par IA est devenue une réalité alarmante, permettant d'identifier des profils pseudonymes avec une grande précision, menaçant la vie privée et la liberté d'expression sur Internet. Cette capacité rend la traque en ligne rapide et peu coûteuse, remettant en question la notion même de pseudonymat.
Parallèlement, les capacités offensives de l'IA en matière de piratage progressent à un rythme effréné, doublant tous les 5,7 mois depuis 2024. Cette accélération met en péril les infrastructures financières et de données, avec le risque de voir des acteurs malveillants utiliser des versions 'jailbreakées' d'IA pour des cyberattaques massives. Les avancées en informatique quantique, notamment les progrès en tolérance aux pannes et l'implémentation de l'algorithme de Shor, menacent de rendre obsolètes les méthodes de chiffrement actuelles, nécessitant une migration urgente vers la cryptographie post-quantique (PQC), avec Google fixant 2029 comme échéance.
Face à ces menaces, de nouvelles mesures défensives émergent. Firefox déploie un VPN gratuit et un 'disjoncteur IA' pour renforcer la confidentialité. La FCC interdit l'importation de routeurs grand public étrangers pour protéger les réseaux américains des botnets. Des applications comme 'Nearby Glasses' détectent les lunettes intelligentes à proximité, alertant les utilisateurs sur d'éventuelles surveillances. Le projet open-source RuView utilise les ondes WiFi pour pister les humains à travers les murs, transformant les routeurs en radars espions, ce qui, bien qu'innovant, soulève des questions éthiques et de vie privée.